Carnet de bord : Vivat la danse
Vivat la danse 21ème édition du 25 janvier au 3 février 2018

Adaline Anobile

Remix 10 cm au loin

29 janvier par Rocio Ortega

A dix centimètres près. Ce sont les dix...

29 janvier par Pascale Logié
A dix centimètres près. Ce sont les dix derniers les plus longs. Entrer dans les profondeurs obscures de la disparition n’est pas chose simple pour qui se complait dans la position confortable du spectateur. C’est à ce défi que nous sommes conviés par les deux performeuses danseuses et philosophes. Plein feu sur le public, deux silhouettes féminines se distinguent côté cour à l’avant-scène du plateau plongées dans l’obscurité du petit écrin noir de la COOP. Les réverbérations des paillettes et la (...) Lire la suite

je me regarde la foule

29 janvier par Alexis Costeux
Entamer superficiellement ; égratigner : la balle n’a fait qu’effleurer mon bras. Elle a touché à peine la surface, le bord de quelque chose. Je suis deux dans cet espace où il fait nuit noire. Effleurer mon cou, mes lèvres. Effleurer le sol. Voir, examiner quelqu’un, quelque chose, effleurer le sujet sans s’y attarder. Mon silence, notre silence au détriment des mots. User par l’action de frotter, user par l’action de toucher, user par l’action de sentir. C’est le début ou peut-être la fin, la faim (...) Lire la suite

A 10 centimètres près je t’aimerais

29 janvier par Elena Carbonelli
Salut. Il fait noir, bien noir. Où sommes nous ? Il n’y a personne ici. C’est évident, c’est sûr. Nous sommes seules. Nous pouvons prendre le temps. L’espace est à nous. Au centre de, en plein milieu de, ce vide est interstice. C’est un bel endroit pour nous expliquer en effet. Un très bel endroit puisque personne ne nous voit dans les faits. Ne parle pas. Tais-toi. Écoute. Caresse. Le silence nous abattra, le silence s’épaissit déjà. Ta poitrine est chaude, ton cœur est lamenté ou lamentable plutôt. (...) Lire la suite

C’est une danse de variations infimes. Un...

29 janvier par Marie Pons
C’est une danse de variations infimes. Un accompagnement du creux du coude, une main posée sur la poitrine, un bras qui longe la nuque comme une flèche soudainement décochée. Un tissu moiré qui scintille, le bleuté qui se lève comme une aube. Sororité. Une danse si difficile à suivre que l’attention se perd dans l’obscurité à mesure que le duo s’y enfonce. A 10cm près on n’y voit plus rien, et dans le silence froid de la salle de la COOP on se met à porter attention au public, aux inconnus, aux corps d’à (...) Lire la suite

A 10 cm près, dans le bleu d’un quotidien...

29 janvier par Ludwig Monnier

A 10 cm près, dans le bleu d’un quotidien éblouissant de banalité, l’invisible prend possession de nous, noue et dénoue.
Qui sait comment effleurements et frôlements se transforment en caresses ? Comment les baisers deviennent distance et le restent ?
Nos corps savent pourquoi un jour ils se sont rapprochés, comment dans le passage des jours ils se sont éloignés.
Cela reste un mystère pour nous.
A l’ombre de nos corps, nos pensées se tiennent à l’écart.

À 10 cm près

29 janvier par Maude Zimmerli

Dans une répétition lente qui se perd dans la pénombre, deux femmes pourtant en contact semblent vouloir s’éloigner. Le silence dérange, la lumière aveugle, le spectateur s’agite. Sous le feu des projecteurs, j’observe les gestes nerveux de mes compères près de moi. Je crois qu’eux aussi veulent s’en aller, mais moi je veux bien rester.