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	<title>Carnet de bord - Vivat la danse !</title>
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		<title>Ex- position(s)</title>
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		<dc:date>2019-02-01T16:33:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> par Pascale Logi&#233; </dc:creator>


		<dc:subject>Self portrait camouflage</dc:subject>
		<dc:subject>Latifa La&#226;bissi</dc:subject>
		<dc:subject>Vivat la danse !</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Treize ans d&#233;j&#224; et pas une ride. Cette pi&#232;ce fait bien partie du patrimoine de la danse contemporaine au titre d'une exposition des figures multiples de la performance. Exposer, s'exposer, tel est le parti pris revendicatif et engag&#233; de Latifa La&#226;bissi dans la monstration d'un corps manifeste confront&#233; au r&#233;el d'une histoire post-coloniale h&#233;las sans cesse rejou&#233;e. L'&#233;blouissant plateau blanc surexpos&#233; illustre parfaitement le white cube minimaliste conceptuel, lieu d'exposition privil&#233;gi&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://vivatladanse.carnetdebord.xyz/+-Self-portrait-camouflage-+" rel="tag"&gt;Self portrait camouflage&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://vivatladanse.carnetdebord.xyz/+-Vivat-la-danse-+" rel="tag"&gt;Vivat la danse !&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Treize ans d&#233;j&#224; et pas une ride. Cette pi&#232;ce fait bien partie du patrimoine de la danse contemporaine au titre d'une exposition des figures multiples de la performance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Exposer, s'exposer, tel est le parti pris revendicatif et engag&#233; de Latifa La&#226;bissi dans la monstration d'un corps manifeste confront&#233; au r&#233;el d'une histoire post-coloniale h&#233;las sans cesse rejou&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;blouissant plateau blanc surexpos&#233; illustre parfaitement le white cube minimaliste conceptuel, lieu d'exposition privil&#233;gi&#233; de l'intellectualisme bourgeois. Au-del&#224; de cet aspect mus&#233;al, le gros cordon figure une barri&#232;re, contour d'un cirque ou d'un ring : fronti&#232;re entre le voyeur et l'expos&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, c'est l'exposition d'un corps qui est donn&#233; &#224; voir, un corps nu si ce n'est la somptueuse coiffe d'indien sur la t&#234;te (comme sortie d'un cabinet de curiosit&#233;, embl&#232;me d'un peuple colonis&#233;). &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce corps divulgu&#233; de mani&#232;re stroboscopique prend &#224; chaque interruption de lumi&#232;re les postures tortur&#233;es comme sortie d'un catalogue anatomique de Charcot. Cette forme de yoga noueux aux contorsions g&#234;nantes pour la danseuse met d'autant plus le spectateur voyeur dans une position incommodante.&lt;br class='autobr' /&gt;
La cr&#233;ature d&#233;rangeante au sexe f&#233;minin exhib&#233; tel un ph&#233;nom&#232;ne de foire cesse enfin l'enchainement de postures inconfortables. Elle s'installe au pupitre c&#244;t&#233; cour et s'appr&#234;te &#224; exposer un discours qui restera sans voix. Un cri muet figure la narration d'une parole &#233;touff&#233;e par l'impossibilit&#233; de s'exprimer oralement. Le dispositif de l'adresse au public se per&#231;oit alors dans la monstration d'une suite de grimaces parfois agressives qui en aucun cas n'&#233;voque la dr&#244;lerie. La gravit&#233; de cette sc&#232;ne suffit au propos politique engag&#233;. S'ensuit un r&#233;cit fantasque autobiographique d&#233;clam&#233; dans l'obscurit&#233; avec un non moins caricatural accent exotique maghr&#233;bin. A nouveau, sous les feux de la rampe, &#224; la mani&#232;re d'un cabaret th&#233;&#226;tre elle encha&#238;ne un sketch mettant en classe &#233;l&#233;mentaire des personnalit&#233;s politique des ann&#233;es 2000. Le comique de la sc&#232;ne n'est pas sans nous interroger sur la br&#251;lante actualit&#233; des questions migratoires et de l'identit&#233; nationale.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est en cela que r&#233;side la force de ce spectacle par la description fine d'un expos&#233; historique o&#249; l'artiste se d&#233;bat contre les d&#233;mons imp&#233;rialistes. Et si elle s'&#233;touffe avec un drapeau bleu blanc rouge, ce n'est que pour mieux donner voix aux minorit&#233;s et repr&#233;senter le champ de la danse comme un terrain de lutte. Latifa est un manifeste vivant, bien vivant r&#233;jouissons-en nous.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Self-portrait camouflage</title>
		<link>https://vivatladanse.carnetdebord.xyz/Self-portrait-camouflage-120</link>
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		<dc:date>2019-02-01T13:16:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> par Marie Pons </dc:creator>


		<dc:subject>Self portrait camouflage</dc:subject>
		<dc:subject>Latifa La&#226;bissi</dc:subject>
		<dc:subject>Vivat la danse !</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans un espace blanc, brillant, balis&#233;, officiel, &#231;a commence par un aveuglement, une surexposition. Dans un coin, un corps est comme pos&#233; l&#224;, tordu, presque en morceaux, sexe expos&#233;, sans t&#234;te. Un tas de corps, une pile de chairs. Ce corps est nu, cru, expos&#233; &#224; la lumi&#232;re blanche. Il est en exposition, il est au zoo, derri&#232;re le cordon solennel qui le s&#233;pare et l'offre &#224; la vue de visiteurs-voyeurs. Il est tout en tension, sur la surface polie d'un tapis miroir tout aussi blanc, p&#233;trifi&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans un espace blanc, brillant, balis&#233;, officiel, &#231;a commence par un aveuglement, une surexposition. Dans un coin, un corps est comme pos&#233; l&#224;, tordu, presque en morceaux, sexe expos&#233;, sans t&#234;te. Un tas de corps, une pile de chairs. Ce corps est nu, cru, expos&#233; &#224; la lumi&#232;re blanche. Il est en exposition, il est au zoo, derri&#232;re le cordon solennel qui le s&#233;pare et l'offre &#224; la vue de visiteurs-voyeurs. Il est tout en tension, sur la surface polie d'un tapis miroir tout aussi blanc, p&#233;trifi&#233; dans une s&#233;rie de poses contract&#233;es, douloureuses, malades. Quelque chose, &#224; l'&#233;vidence, ne passe pas. C'est un corps qui grimace de tout son corps. Entres les poses des noirs tombent. Le mur de projecteurs dress&#233; &#224; cour chante &#224; chaque fois que l'obscurit&#233; se fait. Une rel&#226;che. Dans le public on se repositionne sur son si&#232;ge. &#199;a chuchote. Pendant ce temps Latifa La&#226;bissi change aussi de place sur le plateau et &#231;a repart. Pleins feux. Plein silence. Torsions. &#201;paisseur du malaise. Engourdissement de nos positions inconfortables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu &#224; peu le corps en sc&#232;ne se dresse et pousse vers la verticalit&#233;, cherche sa propre articulation, sa propre colonne vert&#233;brale, sa propre organisation. Jusqu'&#224; tenter, en &#233;quilibre sur une jambe, une arabesque, une figure classique qui arrive l&#224; comme sonnant faux, partie d'un vocabulaire gestuel d&#233;plac&#233;, incorpor&#233; comment et &#224; quel prix par ce corps l&#224;, on se demande. La grimace se concentre dans les mains, d&#233;form&#233;es en griffes qui convoquent la danse de la sorci&#232;re, le cauchemar, la possession. Les fant&#244;mes. Ce corps, qui porte une coiffe d'indien d'Am&#233;rique sur la t&#234;te devient alors chamanique, tribal, &#233;trange &#233;trang&#232;re, multiple, habit&#233; par d'autres, des pr&#233;sences, des peuples, des figures invisibles et puissantes. On d&#233;roule comme &#231;a des possibles, des &#233;tiquettes coll&#233;es, accumul&#233;es en cherchant &#224; formuler ce qui s'expose devant nous depuis que &lt;i&gt;Self-portrait camouflage&lt;/i&gt; a commenc&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
A la sortie d'un noir, le corps a pris possession de la tribune, devant un micro. Il fait face et attaque un discours qui ne sort pas en mots. La bouche tordue est comme pleine d'un magma collant qui emp&#234;che la formulation. La harangue est vive mais le cri de ralliement inaudible. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle coupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le noir s'installe pour durer et repose les yeux. C'est un sketch. Une voix se fait entendre finalement, et elle prend l'accent, elle performe un accent, une fa&#231;on de parler et d'entendre et de caricaturer l'arabe, et se faisant elle d&#233;cortique les fa&#231;ons dont se tissent un sentiment d'identit&#233; nationale, la ligne de d&#233;marcation de la diff&#233;rence et la peur, au sein d'une soci&#233;t&#233;. Le drapeau fran&#231;ais sert de bustier, et de pagne. On chante les jolies colonies. Jos&#233;phine Baker chante ses deux amours et sa ceinture de bananes n'est pas loin dans nos t&#234;tes. Et puis le drapeau fran&#231;ais est fourr&#233; dans la bouche, pouss&#233; de force par les doigts. Comme par ricochet on pense alors &#224; Sorour Darabi et &#224; son solo &lt;i&gt;farci.e&lt;/i&gt;, o&#249; la langue fran&#231;aise et son assignation genr&#233;e &#233;touffe le.la performeur.euse, qui engouffre des morceaux de papier d&#233;tremp&#233;s d'un discours jamais prononc&#233; dans sa bouche qui menace de s'obstruer sous l'accumulation de cette p&#226;te &#233;paisse. &lt;br class='autobr' /&gt;
Douze ans &#224; peu pr&#232;s s&#233;parent les deux pi&#232;ces. Et le contexte de r&#233;ception s'est entre temps d&#233;ploy&#233;, complexifi&#233;. D'un c&#244;t&#233; on commence &#224; parler de d&#233;colonisation, des corps et des arts, d'appropriation culturelle, d'une vigilance accrue &#224; se demander quelles bouches prononcent quelles paroles. Mais de l'autre le drapeau fran&#231;ais se brandit toujours pour fabriquer de factices &#233;lans de solidarit&#233;, des images d'unit&#233; illusoire, des ralliements naus&#233;abonds face &#224; des ennemis invisibles qui prendraient toutes les couleurs sauf le blanc.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Nouvel article N&#176; 110</title>
		<link>https://vivatladanse.carnetdebord.xyz/Nouvel-article-No-110</link>
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		<dc:date>2019-02-01T12:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> par Sarah Baraka </dc:creator>


		<dc:subject>Terre !</dc:subject>
		<dc:subject>Self portrait camouflage</dc:subject>
		<dc:subject>Latifa La&#226;bissi</dc:subject>

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&lt;a href="https://vivatladanse.carnetdebord.xyz/-Les-billets-" rel="directory"&gt;Les billets&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://vivatladanse.carnetdebord.xyz/+-Self-portrait-camouflage-+" rel="tag"&gt;Self portrait camouflage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://vivatladanse.carnetdebord.xyz/+-Latifa-Laabissi-+" rel="tag"&gt;Latifa La&#226;bissi&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_84 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href='https://vivatladanse.carnetdebord.xyz/IMG/jpg/img_20190131_161527.jpg' class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;jpg/img_20190131_161527.jpg&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://vivatladanse.carnetdebord.xyz/local/cache-vignettes/L500xH375/img_20190131_161527-06bc6.jpg?1772811072' height='375' width='500' alt='JPEG - 1.4 Mio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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